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Exercice 1 (3 points)
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i,j,k), on considère les points A(1,2,2), B(3,−1,6) et C(1,1,3).
1.a) Vérifier que AB∧AC=i−2j−2k.
1.b) En déduire que x−2y−2z+7=0 est une équation cartésienne du plan (ABC).
2) Soient les points E(5,1,4) et F(−1,1,12), et soit (S) l'ensemble des points M vérifiant ME⋅MF=0. Montrer que (S) est la sphère de centre Ω(2,1,8) et de rayon R=5.
3.a) Calculer d(Ω,(ABC)) la distance du point Ω au plan (ABC).
3.b) En déduire que le plan (ABC) coupe la sphère (S) selon un cercle (Γ) de rayon r=4.
Corrigé
Repère orthonormé direct (O,,,k), avec A(1,2,2), B(3,−1,6) et C(1,1,3).
1.a)Vérifier que AB∧AC=−2−2k.
Rappel
AB=(xB−xA,yB−yA,zB−zA).
Produit vectoriel de u(a,b,c) et v(a′,b′,c′) :
3.b)En déduire que (ABC) coupe (S) selon un cercle (Γ) de rayon r=4.
Rappel
Si d<R, le plan coupe la sphère selon un cercle de rayon r=R2−d2
(théorème de Pythagore : R2=d2+r2).
Ici d=3<R=5, donc il y a bien un cercle, et
r=R2−d2=25−9=16=4.
Exercice 2 (3 points)
1.a) Résoudre dans l'ensemble C des nombres complexes l'équation : z2−3z+3=0.
1.b) On considère le nombre complexe a=23−i23. Écrire a sous forme trigonométrique.
2) On considère le nombre complexe b=22(1+i). Vérifier que b2=i.
3) On considère le nombre complexe h=cos12π+isin12π. Montrer que h4+1=aˉ.
4) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère le point B d'affixe b et la rotation R de centre O et d'angle 2π.
4.a) Soit c l'affixe du point C image du point B par la rotation R. Montrer que c=ib.
4.b) En déduire la nature du triangle OBC.
Corrigé
1.a)Résoudre dans C : z2−3z+3=0.
Rappel
Δ=b2−4ac. Si Δ<0 : z=2a−b±i∣Δ∣.
Δ=(−3)2−4(1)(3)=9−12=−3=(i3)2<0, donc
z=23±i3.
\conclu{S={23−i3;23+i3}.}
1.b)Écrire a=23−i23 sous forme trigonométrique.
Rappel
Forme trigonométrique : a=∣a∣(cosθ+isinθ), avec
cosθ=∣a∣Re(a) et sinθ=∣a∣Im(a).
L'énoncé écrit « h4+1=a », mais le calcul donne 23+i23, qui est
aˉ et non a. Avec h=cos12π+isin12π, l'égalité correcte est
donc h4+1=aˉ. (Il s'agit d'une coquille de l'énoncé : il faudrait lire aˉ, ou
bien définir h=cos12π−isin12π pour obtenir a.)
4) Dans le plan complexe, B a pour affixe b ; R est la rotation de centre O et d'angle 2π.
4.a)C est l'image de B par R, d'affixe c. Montrer que c=ib.
Rappel
Rotation de centre O et d'angle θ : z′=eiθz. Ici eiπ/2=i.
⇒ z′=eiπ/2z=iz, donc c=ib.
4.b)En déduire la nature du triangle OBC.
De c=ib on tire bc=i. Alors :
bc=∣i∣=1⟹OB=OC(isoceˋle en O),
arg(bc)=arg(i)=2π=(OB,OC)(rectangle en O).
⇒ Le triangle OBC est rectangle et isocèle en O.
Exercice 3 (3 points)
Une urne contient une boule rouge, deux boules blanches et trois boules noires, indiscernables au toucher. On tire au hasard, successivement et avec remise, trois boules de l'urne.
Soient les événements suivants :
[label=•]
A : « Les trois boules tirées sont de même couleur ».
B : « Il n'y a aucune boule blanche parmi les boules tirées ».
C : « Il y a exactement deux boules blanches parmi les boules tirées ».
1) Montrer que p(A)=61 et p(B)=278.
2) Calculer p(C).
Corrigé
Urne : 1 rouge, 2 blanches, 3 noires (6 boules). On tire 3 boules successivement et avec remise.
Méthode
Avec remise⇒ les 3 tirages sont indépendants et identiques :
à chaque tirage P(rouge)=61,P(blanche)=62=31,P(noire)=63=21.
On multiplie les probabilités le long d'une suite de tirages.
1)Montrer p(A)=61 (A : « 3 de même couleur ») et p(B)=278 (B : « aucune blanche »).
∙Événement A : RRRouBlBlBlouNNN (couleurs incompatibles, on additionne) :
p(A)=(61)3+(62)3+(63)3=2161+8+27=21636=61.
∙Événement B : à chaque tirage, « non blanche » a 4 issues sur 6, soit 64=32. Les tirages étant indépendants :
p(B)=(32)3=278.
2)Calculer p(C), où C : « exactement deux boules blanches ».
Rappel
Schéma de Bernoulli : pour n tirages indépendants, la probabilité d'obtenir
exactementk succès (ici « blanche », de probabilité p=31) est
Cnkpk(1−p)n−k.
Avec n=3, k=2, p=31 :
p(C)=C32(31)2(32)1=3×91×32=276=92.
Problème (11 points)
Première partie
Soit f la fonction numérique définie sur R∗ par :
f(x)=2+8(xx−2)2ex−4
Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j) (unité : 1cm).
1.a) Vérifier que x→−∞limf(x)=2, et interpréter le résultat géométriquement.
1.b) Vérifier que x→0limf(x)=+∞, et interpréter le résultat géométriquement.
2.a) Calculer x→+∞limf(x).
2.b) Montrer que la courbe (Cf) admet une branche parabolique de direction l'axe des ordonnées au voisinage de +∞.
3.a) Montrer que pour tout x∈R∗, f′(x)=x38(x−2)(x2−2x+4)ex−4.
3.b) Vérifier que pour tout x∈R, x2−2x+4>0.
3.c) Montrer que la fonction f est strictement décroissante sur ]0,2] et strictement croissante sur ]−∞,0[ et sur [2,+∞[.
3.d) Dresser le tableau de variations de la fonction f sur R∗.
4) Construire la courbe (Cf) dans le repère (O,i,j).
5.a) Vérifier que la fonction H:x↦xex−4 est une primitive de la fonction x↦x2(x−1)ex−4 sur [2,4].
5.b) Vérifier que pour tout x∈R∗, f(x)=2+8ex−4−32x2(x−1)ex−4.
5.c) Calculer l'intégrale ∫24ex−4dx.
5.d) Calculer en cm2 l'aire du domaine plan limité par (Cf), l'axe des abscisses et les droites d'équations x=2 et x=4.
Deuxième partie
1) On considère la fonction g définie sur [2,4] par : g(x)=8(x−2)ex−4−x2.
1.a) Calculer g(4).
1.b) Vérifier que pour tout x∈[2,4], g(x)=−(x−4)2ex−4+x2(ex−4−1).
1.c) Vérifier que pour tout x∈[2,4], ex−4−1≤0, puis en déduire que pour tout x∈[2,4], g(x)≤0.
2.a) Vérifier que pour tout x∈[2,4], f(x)−x=x2(x−2)g(x).
2.b) En déduire que pour tout x∈[2,4], f(x)≤x.
3) Soit (un) la suite numérique définie par u0=3 et un+1=f(un) pour tout n∈N.
3.a) Montrer par récurrence que 2≤un≤4 pour tout n∈N.
3.b) Déterminer la monotonie de la suite (un) et en déduire qu'elle est convergente.
3.c) Calculer la limite de la suite (un).
Corrigé
On pose, sur R∗ : f(x)=2+8(xx−2)2ex−4, de courbe (Cf) (repère orthonormé, unité 1 cm).
Première partie
1.a)x→−∞limf(x) et interprétation.
Quand x→−∞ : xx−2=1−x2→1, donc (xx−2)2→1 ; et ex−4→0. Le produit →0, donc
x→−∞limf(x)=2.
⇒ La droite y=2 est asymptote horizontale à (Cf) au voisinage de −∞.
1.b)x→0limf(x) et interprétation.
Quand x→0 : xx−2→0−2=±∞, donc (xx−2)2→+∞ ; et ex−4→e−4>0. Donc
x→0limf(x)=+∞.
⇒ La droite x=0 (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à (Cf).
2.a)Calculer x→+∞limf(x).
Quand x→+∞ : (xx−2)2→1 et ex−4→+∞, donc
x→+∞limf(x)=+∞.
2.b)Branche parabolique de direction l'axe des ordonnées.
Rappel
Si f(x)→+∞ et xf(x)→+∞, alors (Cf) admet une branche
parabolique de direction l'axe des ordonnées (Oy).
xf(x)=x2+8(xx−2)2xex−4.
Quand x→+∞ : x2→0, (xx−2)2→1, et xex−4→+∞
(l'exponentielle l'emporte sur x). Donc xf(x)→+∞.
⇒ (Cf) admet au voisinage de +∞ une branche parabolique de direction (Oy).
car un∈[2,4]. La suite (un) est donc décroissante ; étant de plus minorée par 2,
elle converge (théorème de la limite monotone).
3.c)Calculer la limite de (un).
Notons ℓ la limite. Comme 2≤un≤4, on a 2≤ℓ≤4 ; f est continue sur [2,4], donc le passage à la limite dans un+1=f(un) donne ℓ=f(ℓ). Or f(ℓ)=ℓ⟺f(ℓ)−ℓ=0⟺ℓ2(ℓ−2)g(ℓ)=0, soit ℓ=2 ou g(ℓ)=0. Sur [2,4], g est strictement négative sauf en 4 (où g(4)=0) ; les points fixes sont donc 2 et 4. La suite étant décroissante à partir de u0=3, on a un≤3, donc ℓ≤3 : la valeur 4 est exclue.