2)Montrer que e2x+ex+4x=0 admet une solution dans [−1,0].
Rappel
Théorème des valeurs intermédiaires : si φ est continue sur [α,β] et
φ(α)φ(β)<0, alors φ s'annule sur ]α,β[.
Posons φ(x)=e2x+ex+4x, continue sur [−1,0]. Alors
φ(−1)=e−2+e−1−4≈0,5−4<0,φ(0)=1+1+0=2>0.
Comme φ(−1)φ(0)<0 :
⇒ l'équation e2x+ex+4x=0 admet (au moins) une solution dans [−1,0].
Exercice 2 (4 points)
Soit (un) la suite numérique définie par u0=21 et un+1=3−2unun pour tout n∈N.
1) Calculer u1.
2) Montrer par récurrence que pour tout n∈N, 0<un≤21.
3.a) Montrer que pour tout n∈N, un+1≤21un.
3.b) En déduire la monotonie de la suite (un).
4.a) Montrer que pour tout n∈N, 0<un≤(21)n+1, puis calculer la limite de la suite (un).
4.b) On pose vn=ln(3−2un) pour tout n∈N. Calculer n→+∞limvn.
5.a) Vérifier que pour tout n∈N, un+11−1=3(un1−1).
5.b) En déduire un en fonction de n pour tout n∈N.
Corrigé
(un) : u0=21 et un+1=3−2unun.
1)Calculer u1.
u1=3−2u0u0=3−11/2=21/2=41.
2)Montrer par récurrence que 0<un≤21.
Initialisation.u0=21 : 0<21≤21 vrai. [2pt] Hérédité. Supposons 0<un≤21. Alors 0<2un≤1, donc 2≤3−2un<3. ∙un>0 et 3−2un>0 donnent un+1=3−2unun>0. ∙ Pour la majoration, on étudie le signe de un+1−21 :
La relation précédente dit que wn=un1−1 est géométrique de raison 3.
w0=u01−1=2−1=1, donc wn=w0⋅3n=3n. Alors un1−1=3n, soit
un1=3n+1.
⇒ un=3n+11.
Exercice 3 (5 points)
1) Résoudre dans l'ensemble C des nombres complexes l'équation : z2−3z+1=0.
2) Soient les nombres complexes a=eiπ/6 et b=23+i3.
2.a) Écrire a sous forme algébrique.
2.b) Vérifier que b=3a.
3) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A, B et C d'affixes respectives a, b et c=aˉ. Montrer que le point B est l'image du point A par une homothétie h de centre O dont on déterminera le rapport.
4) Soit R la rotation de centre A et d'angle 2π.
4.a) Pour tout point M d'affixe z, exprimer z′ l'affixe du point M′ image de M par la rotation R en fonction de z et a.
4.b) Soit D l'image de C par R. Montrer que l'affixe d de D est d=a+1.
4.c) Soit I le point d'affixe 1. Montrer que le quadrilatère ADIO est un losange.
5.a) Vérifier que d−b=23−1(1−i), puis en déduire un argument du nombre d−b.
5.b) Écrire le nombre 1−b sous forme trigonométrique.
5.c) En déduire une mesure de l'angle (BI,BD).
Corrigé
1)Résoudre z2−3z+1=0 dans C.
Δ=(−3)2−4=3−4=−1=i2<0, donc z=23±i. \conclu{S={23−i;23+i}.}
2)a=eiπ/6, b=23+i3.
2.a)Forme algébrique de a.
a=eiπ/6=cos6π+isin6π=23+21i.
2.b)Vérifier b=3a.
3a=3(23+21i)=23+23i=23+i3=b.✓
3)Montrer que B est l'image de A par une homothétie de centre O.
Comme b=3a, on a OB=3OA.
⇒ B=h(A) où h est l'homothétie de centre O et de rapport 3.
4)R rotation de centre A et d'angle 2π.
4.a)Exprimer z′ en fonction de z et a.
Rappel
Rotation de centre Ω (affixe ω) et d'angle θ : z′−ω=eiθ(z−ω).
Ici ω=a, θ=2π (eiπ/2=i), donc z′−a=i(z−a), soit
⇒ z′=i(z−a)+a.
4.b)D=R(C) avec c=aˉ. Montrer d=a+1.
c−a=aˉ−a=(23−21i)−(23+21i)=−i. Donc
d=i(c−a)+a=i(−i)+a=1+a.
⇒ d=a+1.
4.c)I d'affixe 1. Montrer que ADIO est un losange.
Méthode
On montre d'abord que ADIO est un parallélogramme (deux côtés opposés égaux comme
vecteurs), puis que deux côtés consécutifs ont la même longueur.
Affixe de OA=a ; affixe de ID=d−1=(a+1)−1=a. Donc OA=ID : le
quadrilatère ADIO est un parallélogramme. De plus OA=∣a∣=1 et OI=∣1∣=1 : les deux côtés
consécutifs [OA] et [OI] ont la même longueur.
⇒ ADIO est un losange.
5.a)Vérifier d−b=23−1(1−i) et en déduire un argument.
d−b=(a+1)−3a=a(1−3)+1=(23+21i)(1−3)+1.
En développant, la partie réelle vaut 23−3+1=23−1 et la partie imaginaire
21−3 :
d−b=23−1+i21−3=23−1(1−i).
Comme 23−1>0 (réel positif) :
⇒ arg(d−b)≡arg(1−i)≡−4π(mod2π).
5.b)Forme trigonométrique de 1−b.
1−b=1−(23+i23)=−21−i23. Module : ∣1−b∣=41+43=1. Avec cosθ=−21 et sinθ=−23, on a θ=−32π :
⇒ 1−b=cos(−32π)+isin(−32π).
5.c)Mesure de l'angle (BI,BD).
Rappel
(BI,BD)≡arg(1−bd−b)≡arg(d−b)−arg(1−b)
(car BI a pour affixe 1−b et BD a pour affixe d−b).
(BI,BD)≡−4π−(−32π)≡−123π+128π≡125π(mod2π).
Problème (9 points)
Soit la fonction f définie sur [0,+∞[ par f(0)=0 et f(x)=2xlnx−2x si x>0.
Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j) (unité : 1cm).
1) Montrer que la fonction f est continue à droite au point 0.
2.a) Calculer x→+∞limf(x).
2.b) Calculer x→+∞limxf(x), puis interpréter géométriquement le résultat.
3.a) Calculer x→0+limxf(x) et interpréter géométriquement le résultat.
3.b) Montrer que pour tout x∈]0,+∞[, f′(x)=2lnx.
3.c) Dresser le tableau de variations de la fonction f sur [0,+∞[.
4.a) Résoudre dans l'intervalle ]0,+∞[ les équations f(x)=0 et f(x)=x.
4.b) Construire la courbe (Cf) dans le repère (O,i,j) (on prendra e≈2.7 et e3/2≈4.5).
5.a) En utilisant une intégration par parties, montrer que ∫1exlnxdx=41+e2.
5.b) En déduire la valeur de l'intégrale ∫1ef(x)dx.
6.a) Déterminer le minimum de f sur ]0,+∞[.
6.b) En déduire que pour tout x∈]0,+∞[, xlnx≥x−1.
7) Soit g la restriction de la fonction f à l'intervalle [1,+∞[.
7.a) Montrer que la fonction g admet une fonction réciproque g−1 définie sur un intervalle J que l'on déterminera.
7.b) Construire dans le même repère (O,i,j) la courbe représentative de la fonction g−1.
8) On considère la fonction h définie sur R par :
h(x)={x3+3x2xlnx−2xsi x≤0si x>0
8.a) Étudier la continuité de h au point 0.
8.b) Étudier la dérivabilité de la fonction h à gauche au point 0, puis interpréter géométriquement le résultat.
8.c) La fonction h est-elle dérivable au point 0 ? Justifier.
Corrigé
f(0)=0 et f(x)=2xlnx−2x pour x>0, sur [0,+∞[ (unité 1 cm).
1)Montrer que f est continue à droite en 0.
Rappel
Croissance comparée : x→0+limxlnx=0.
x→0+limf(x)=x→0+lim(2xlnx−2x)=0=f(0).
⇒ f est continue à droite au point 0.
2.a)Calculer x→+∞limf(x).
f(x)=2x(lnx−1) ; comme x→+∞ et lnx−1→+∞ :
x→+∞limf(x)=+∞.
2.b)Calculer x→+∞limxf(x) et interpréter.
xf(x)=2lnx−2x→+∞+∞.
⇒ (Cf) admet une branche parabolique de direction l'axe des ordonnées en +∞.
3.a)Calculer x→0+limxf(x) et interpréter.
x→0+limx−0f(x)−f(0)=x→0+lim(2lnx−2)=−∞.
⇒ f n'est pas dérivable à droite en 0 : (Cf) admet en O une demi-tangente verticale dirigée vers le bas.